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  • Posté le 5 décembre 2022 / 16 visites

Une politique du handicap au MEFSIN ?

Le 9 novembre 2022, Bercy réunissait un groupe de travail sur la politique du handicap.

En fait de seule politique, il ne s’agissait seulement que d’analyser des données statistiques sur les personnels en situation de handicap.

Bien que le ministère se vante d’avoir un taux de personnels en situation de handicap supérieur à 6 % depuis 2017 (données RSU 2021), le récent contrôle initié par le FIPHFP (Fonds d’insertion des personnes handicapées dans la Fonction publique) révèle un taux de 5,88 % malgré le travail de recensement du ministère et des directions.
Résultat : le ministère va être soumis à un redressement financier de 350 000 € pour n’être pas en capacité de justifier avoir atteint le seuil de 6 % de personnels en situation de handicap !

Pour une véritable politique (accès à l’emploi, adaptation des postes de travail pour garantir le maintien dans l’emploi et de meilleures conditions de travail, changer le regard sur le handicap), il faudra attendre la mise en place d’un plan Handicap ministériel 2024-2026, dont le contenu sera discuté dans le courant de l’année 2023.

Pour la CGT, cette conception du travail ministériel sur la question du handicap n’est pas à la hauteur des enjeux et des situations de nos collègues concernés dans les services.

Le ministère propose un plan Handicap 2024-2026 composé de 4 axes :
• Axe 1 : renforcer l’attractivité des MEF à destination des personnes en situation de handicap à travers un plan d’actions « recrutement – intégration des TH » volontariste et structuré ;
• Axe 2 : Assurer une compensation optimale du handicap afin de garantir les meilleures conditions possibles de maintien dans l’emploi et d’améliorer les conditions de travail des agents TH ;
• Axe 3 : Changer le regard sur le handicap ;
• Axe 4 : Structurer le pilotage et la gouvernance de la politique handicap et de ses moyens.

Les fédérations ont proposé un ordonnancement différent de ce plan qui devrait donc faire l’objet de plusieurs réunions en 2023.

Pour la CGT, ce cycle de discussions devrait permettre de porter les fortes attentes de nos collègues en situation de handicap, notamment sur les formations, les évolutions de carrière et leur vécu au quotidien.

Il restera à savoir si le ministère se décide à engager de moyens plus conséquents que les 5 millions d’euros consacrés à la convention 2020-2022 (prolongée d’un an pour couvrir l’année 2023).
Les exemples récents (Égalité professionnelle F/H en 2020 et Télétravail en 2022) nous rendent prudents sur la réelle volonté de Bercy de faire avancer l’ensemble de ces politiques.

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