

Monsieur le Premier ministre,
Bagnolet le 20 octobre 2026
Le mardi 29 septembre dernier, à l’appel de toutes les organisations syndicales de la fonction
publique, les agent⋅es publics se sont mobilisé·es nombreux et nombreuses par la grève et dans
les manifestations, témoignant ainsi de leur attente forte et pressante pour la revalorisation de
leurs rémunérations et leurs carrières à la hauteur de leur engagement quotidien dans la
réalisation de leurs missions.
Les personnels exigeaient aussi que les pensions soient augmentées pour garantir le pouvoir d’achat des retraité⋅es et que le maintien de rémunération en cas de congé maladie soit rétabli dans son entièreté. Ils demandaient encore des mesures ambitieuses en faveur de l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes, ainsi que les moyens humains et budgétaires pour réaliser le service public dans l’intérêt général, en garantir l’égalité d’accès et répondre aux conséquences du dérèglement climatique.
Le vendredi 2 octobre 2026, le ministre de l’Action et des Comptes publics convoquait les organisations syndicales de la fonction publique pour discuter des suites du rendez-vous salarial du 3 juillet, alors même que votre gouvernement venait de déposer au Parlement son projet de loi de finances pour 2027 sans qu’il ne prévoie aucune mesure générale pour améliorer les conditions de vie des agent⋅es publics.
commission d’enquête pour faire toute la lumière sur ces faits.
La CGT le rappelle, les dégradations sont toujours instrumentalisées par le pouvoir, le patronat et
l’extrême droite pour faire diversion des revendications et pour justifier la répression et les remises en
cause des libertés publiques. Elle apporte tout son soutien aux salarié·es privé·es de leur travail à la
suite des dégâts dans les mairies, services publics et commerces. La CGT demande à ce que leur salaire
soit maintenu à 100 %.
La seule voie de sortie de crise est la réponse immédiate aux revendications sociales exprimées depuis
des mois. La CGT dénonce le discours méprisant et moralisateur du président de la République. On ne
répond pas à une mobilisation sociale par des mesures sécuritaires et répressives. On y répond par des
solutions politiques.
La CGT appelle à l’ouverture immédiate de négociations avec les organisations syndicales et de
jeunesse. Les revendications sont claires : la fin de Parcoursup, des moyens pour les lycées et les
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universités, l’augmentation des salaires, du Smic, et du point d’indice des fonctionnaires, des pensions, des bourses étudiantes et de toutes les prestations sociales, l’abandon de la taxation des malades et des coupes dans les services publics à commencer par les hôpitaux, le blocage des prix et l’arrêt des licenciements.
La CGT appelle l’ensemble des travailleuses et des travailleurs à continuer à se mobiliser pacifiquement et à se réunir partout, sur leurs lieux de travail pour décider de leurs revendications et de la grève de façon à faire du 5 novembre prochain une grande journée de convergence, de grèves et de manifestations.
Face à la stratégie du chaos déployée par le gouvernement, gardons le cap sur nos revendications, soyons mobilisé·es jusqu’à leur satisfaction.
Montreuil, le 19 octobre 2026