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  • Posté le 17 mars 2014 / 63 visites

ONP - Groupe de travail ministériel du 7 mars

Groupe de travail ministériel du 7 mars
L’ONP est mort : et ses missions, ses agents ?

Depuis plusieurs mois, l’avenir de l’ONP était incertain. Son arrêt a été annoncé le 4 mars par les services du Premier ministre.

Un groupe de travail ministériel a été réuni à la demande des organisations syndicales. Le Secrétaire général Laurent de Jekhowsky a confirmé l’arrêt du projet ONP.

Les tests montraient que le raccordement des ministères au SI Paye présentait des risques trop importants : risque technique mettant en danger le paiement des agents, risque de dépassement des coûts et des délais insoutenable.

Une structure ONP resterait en place, sous la tutelle de la Direction interministérielle des systèmes d’information et de communication (DISIC), dépendant du Premier ministre, sans que l’on sache encore quelles seront ses missions et le nombre d’agents affectés. C’est donc un transfert au détriment du ministère des finances. Une « feuille de route » sera définie prochainement… En fait, rien que du flou.

Près de 500 salariés, dont 200 agents publics dans l’incertitude

L’ONP emploie actuellement 205 agents publics, dont 93 titulaires (dont 68 DGFIP) et 112 contractuels (104 CDD et 8 CDI), ainsi que 288 salariés sous-traitants des sociétés prestataires. S’y ajoutent 40 agents DGFIP à Rennes qui géraient Chorus pour préparer le passage à l’ONP.

Le SG a affirmé que tous les personnels qui souhaitent rester à Bercy seront accompagnés par une cellule dédiée sous la responsabilité de la DRH de Bercy, assistée par les médecins de prévention. Prenons acte et restons très vigilants : le mouvement est quasiment fini et puis la mode n’est pas au surnombre dans les services.

La CGT a rappelé qu’elle avait tiré la sonnette d’alarme depuis longtemps

C’est une catastrophe financière et humaine (souffrance au travail énorme, cadences, stress, qui avaient justifié le suivi du CHSCT et la commande d’une étude d’impact des conditions de travail sur la santé des agents, suite au suicide de l’un d’entre eux).

Quant au coût, on peut l’estimer d’ores et déjà à un milliard d’euros (dotation ONP 2010-2013 :330 M€ + travaux de raccordement des ministères : 650 M€). A cela il faudra ajouter les indemnités de rupture de contrat à verser aux prestataires informatiques (HR Access, Accenture, Cap Gemini, Stéria …), on se doute que les cabinets d’avocats travaillent d’arrache-pied ces jours-ci.

C’est surtout l’échec de la première opération de mutualisation d’une fonction support à l’échelle interministérielle.

Il faut s’en rappeler au moment où le SG veut imposer une nouvelle phase de mutualisations.

La CGT a demandé la totale transparence :

  • remise du Rapport Marzin sur la base duquel le Premier ministre a pris sa décision
  • un chiffrage complet du coût de l’ONP (ONP + ministères+ indemnités de rupture prestataires)
  • la participation des syndicats et des personnels à la construction de la feuille de route

En outre, elle a exigé la mise en place d’un Comité de suivi ministériel associant les syndicats à la définition :

  • 1) des nouvelles missions de la structure qui restera en place (arrêt de la sous-traitance, ré-internalisation de tous les projets en cours)
  • 2) des personnels, incluant un suivi personnalisé de chaque agent.

Ce Comité de suivi sera créé au niveau ministériel et décliné au niveau des directions Centrale et DGFIP.

Tu trouveras le communiqué de la Fédération CGT des finances à :
http://www.finances.cgt.fr/actu/article/onp-ayrault-decide-de-sa-mise-a

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