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  • Posté le 25 juillet 2013 / 4 visites

Tract 25 juillet 2013 DGCCRF

SORTIR DE LA REATE : C’EST POSSIBLE !

AVENIR DE LA FONCTION PUBLIQUE :Le ministre de l’Intérieur pilotera toutes les directions départementales de l’ETAT : il disposera de l’ensemble des budgets opérationnels, via les Préfets.

Le Premier ministre a tranché.
La réforme de l’Etat voulue par Nicolas Sarkozy demeurera inchangée et même renforcée. En effet, les Préfets disposeront toujours, avec le succès que l’on sait, non seulement du pouvoir de coordonner et de structurer les interventions des administrations locales (RGPP) mais ils auront désormais la maitrise totale des budgets opérationnels (MAP) ce qui leur permettra de définir sans recours les périmètres de nos contrôles.

Le rôle des administrations centrales des ministères s’effondre encore plus.
La Justice, L’Education, l’Armée et la Fiscalité échappent seules au pouvoir renforcé du ministère de l’Intérieur.

La décision prise s’apparente à une course au pouvoir d’un seul ministère contre l’ensemble des personnels, leurs représentants, contre les avis recueillis au nom de la « concertation ». Elle ne trompe personne. Elle ne contribuera aucunement à préserver les qualifications et l’efficacité d’une fonction publique héritée de décennies d’efforts voire d’abnégation de fonctionnaires animés par le sens du service public.

Elle s’accompagne d’un discours réactionnaire sur la nécessité de faire plus avec moins, sur l’état de délabrement des comptes publics toujours en attente d’une vraie réforme fiscale et d’une autre logique de répartition des richesses créées par les salariés du public comme du privé.

Elle renforce une vision totalement libérale des services de l’Etat qui coûteraient et ne rapporteraient rien à la collectivité.

La question des moyens est totalement évacuée, alors qu’elle devrait être au centre des débats.

En conséquence, les administrations, dont la DGCCRF, vont être réduites à imaginer des modes de gestion de la pénurie sous couvert de concepts creux tels que « la mutualisation des moyens », « la gestion des ressources rares » etc…. On voit déjà poindre la tentation de « l’externalisation » de certains contrôles.

Le pire, c’est qu’aucune réflexion sur le rôle de l’Etat et de ses missions ne sous-tend l’organisation des services qui va découler d’une telle décision.

Rien n’est réellement tranché sur l’articulation entre les différents niveaux de compétences (national, régional, départemental)

La « préfectoralisation » totale des services de l’Etat ne sera pas sans conséquences également sur l’application du statut des fonctionnaires et les modes de gestion de la vie quotidienne de millions de salariés du public. Il y a un grand danger de voir vaciller, dans les faits, un des piliers du statut : des règles de recrutement, de mobilité, d’affectations, nationales et unifiées.

Les services, pour leur part, resteront dans l’état où les a mis une réforme ultra libérale et technocratique qui affaiblit en complexifiant tous les jours davantage les capacités de l’intervention publique.

Nous appelons dès à présent l’ensemble des personnels à se mobiliser, dès la rentrée de septembre, contre des décisions qui affecteront très négativement l’exercice de nos missions et nos conditions de travail.

NON à la Misère de l’Action Publique.OUI à une DGCCRF exerçant des missions régaliennes de l’Étatet reconnue comme telle