logo-impression
  • Posté le 11 décembre 2019 / 28 visites

CTAC du 11 décembre 2019 : pourquoi nous ne siégeons pas

Les journées de mobilisations unitaires des 5 et 10 décembre ont connu une participation exceptionnelle. C’est massivement que les salariés du privé et du public se sont engagés dans les grèves et les manifestations.

Dans les trois versants de la Fonction publique, l’ampleur de la mobilisation le 5 décembre a été d’un niveau considérable, pas atteint depuis au moins 10 ans. Dans de nombreux secteurs, la grève a été majoritairement suivie.

Cette mobilisation se poursuit contre un projet de réforme des retraites qui met à mal la solidarité inter générationnelle. Ce projet qui se base sur un point qui pourra évoluer à la baisse selon les humeurs du gouvernement et lié au 1.4 % du PIB : c’est bien une forme d’agression à l’encontre des salariés du privé comme du public.
Pour notre part, nous nous mobilisons pour un système de retraite par répartition financé et renforcé.

Nous nous mobilisons aussi pour le maintien et le développement des services publics.

Dans les administrations et établissements financiers de Bercy, nous assistons à la casse des droits et garanties collectifs et la précarisation, la privatisation et l’austérité à tous les étages.

Le maintien du CTAC dans ce contexte est une véritable provocation.
Son ordre du jour confirme bien ce mépris du dialogue social en s’appuyant sur les mesures gouvernementales émanant des circulaires de l’été et des premières mises en œuvre de la Loi sur la transformation de la fonction publique.

Transformer des directions et services, les rendre plus souples, passer en mode projet, voilà les termes qui permettent de déqualifier le travail actuel des fonctionnaires.

Dans le même temps le gouvernement met à mal le statut, supprime les emplois statutaires, dégrade encore plus les conditions de travail tandis qu’il poursuit le gel du point d’indice !

Nous ne voulons en aucun cas cautionner aucune de ces pratiques que nous dénonçons vivement.

C’est pourquoi nous ne siégerons pas aujourd’hui.

Nous appelons les agents à poursuivre leur mobilisation les 12 et 17 décembre.

Pour en savoir plus, lire le communiqué intersyndical interprofessionnel

Documents joints à l'article :