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  • Posté le 13 octobre 2017 / 6 visites

CTAC du 13 octobre 2017 : Boycott

Déclaration liminaire

Ce CTAC se tient à peine quelques jours après la très forte mobilisation des agent.e.s de la fonction publique. La journée du 10 octobre a été l’occasion de redire, dans la rue, les craintes et les revendications des fonctionnaires. Nous avons été des centaines de milliers à refuser le rétablissement du jour de carence, la non-compensation de la CSG, le gel du point d’indice et la suppression de 120 000 postes. Cette manifestation a également été l’occasion de rappeler notre attachement aux services publics, aux missions stratégiques et régaliennes de l’Etat.

Et le lendemain, patatras, les ministres, lors du Comité technique ministériel, ont clairement signifié qu’ils n’avaient rien entendu, rien compris à ces revendications. Leur comportement a été méprisant à l’égard des agent.e.s et de leurs représentant.e.s. Pas de dialogue social à attendre de leur part !

En savoir plus sur cette séance du Comité technique ministériel, ici

En centrale, les questions que se posent les agent.e.s portent sur les réorganisations de services qui se multiplient, se juxtaposent, se succèdent sans fin dans un tourbillon perpétuel. Sur les déménagements, mal accompagnés, qui ressemblent de plus en plus à un jeu de chaises musicales. Sur leurs conditions de travail qui s’en trouvent dégradées. Sur les suppressions de postes qui ne manqueront pas d’augmenter leur charge de travail. Sur le recours, de plus en plus fréquent, à des prestataires externes. Et d’une façon générale sur le sens des missions de notre ministère.

Ca n’est pas avec ce CTAC que nous pourrons répondre à ces questions. La seule chose que vous attendez des représentant.es des agent.e.s, c’est de valider vos décisions. Il n’y a pas de réelle volonté de débats, d’échanges et de prises en compte des remarques que nous pourrions faire. Notre information est limitée, l’articulation avec les autres instances ayant eu à connaitre les dossiers est inexistante.

Par exemple, la réorganisation de la DRH qui figure à l’ordre du jour. Bien sûr, il y a eu des GT ou des points de suivi, mais où sont les questions et les avis rendus par le CHSCT sur cette réorganisation du CSRH ? Où sont les documents qui nous permettraient de juger de l’impact sur les agent.e.s ?

Vider de sens les instances paritaires finirait presque par valider la fusion que le gouvernement s’apprête à mettre en place dans le privé : une dissolution des instances paritaires. Ce n’est pas ce que nous souhaitons. Nous souhaitons des instances qui soient de véritables lieux de débats et d’informations, proches des préoccupations des agent.e.s et respectueuses des opinions diverses.

Pour toutes ces raisons, il ne nous semble pas pertinent d’assister à cette réunion. Nous espérons vivement que le prochain CTAC, de décembre, prendra en compte ces remarques.

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