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  • Posté le 30 mars 2018 / 19 visites

22 mars : Une mobilisation puissante qui appelle des suites !

500 000 manifestants et plus de 180 rassemblements dans toute la France
Avec plus de 180 rassemblements dans toute la France, la journée unitaire de mobilisation du 22 mars a été un succès, rassemblant 500 000 manifestants. La CGT appelle à une nouvelle journée nationale de mobilisation interprofessionnelle le 19 avril prochain.

Communiqué confédéral :

La réussite de la journée unitaire de mobilisation dans différents secteurs professionnels (Fonction Publique, Cheminots, Énergie, Transport, etc.) s’est traduite par plus de 180 rassemblements et manifestations partout en France, regroupant plus de 500 000 manifestants dans les rues.
Tous et toutes ont marqué, aussi par la grève, leur attachement aux services publics.
Contrairement aux choix gouvernementaux de régression sociale, ils ont exigé le développement des services publics et les moyens nécessaires à l’exercice de leurs missions, le renforcement de leurs statuts et conventions collectives.
Le gouvernement poursuit sa politique de régression sociale. Il continue notamment à supprimer des milliers de postes dans la fonction publique, à privatiser les entreprises publiques, à mépriser les salariés et les retraités par l’abaissement généralisé de leurs salaires et de leurs pensions.
En même temps, il multiplie les milliards d’euros de cadeaux aux actionnaires et montre ainsi son véritable visage en étant au seul service du capital et des plus riches.
Sourd aux propositions du monde du travail, le gouvernement fait le choix de la confrontation sociale !
Le gouvernement doit entendre l’exigence sociale, il doit prendre la mesure des oppositions à sa politique et prendre en compte les alternatives portées notamment par la CGT.
La CGT appelle les travailleurs, les privés d’emploi, les retraités et les jeunes à prendre leur avenir en main, à construire leurs revendications et à agir dans l’unité syndicale la plus large pour imposer le progrès social.
C’est dans cette démarche et dans la recherche de convergence des luttes que la CGT propose l’organisation d’une journée nationale de mobilisation interprofessionnelle le 19 avril prochain.
Ce sera l’occasion de porter les revendications sur le pouvoir d’achat (salaires, pensions, minima sociaux), l’emploi et la protection sociale, les services publics et les droits collectifs.

Montreuil, le 22 mars 2018

Communiqué de la fédération : Malaise à Bercy !

La journée de grève et de mobilisation du 22 mars montre un fait incontestable. Le malaise est immense dans les ministères de Bercy et les établissements économiques et financiers semi-publics. Avec 35 % de grévistes soit plus du triple que le chiffre moyen de la fonction publique, cette mobilisation extrêmement remarquable montre à quel point la situation est critique.
La fédération des finances CGT tire la sonnette d’alarme. Depuis des mois nous souhaitons entamer un dialogue et des négociations avec nos deux ministres messieurs Le Maire et Darmanin qui s’y refusent obstinément. Ils préfèrent la voie de la brutalité et mènent une véritable politique de terre brûlée.
Remise en cause de missions de service public, destructions d’emplois publics, casse des droits et garanties des personnels et préparation d’un plan social qu’ils souhaitent imposer dans les semaines à venir.
Les missions assignées aux agents et salariés des finances ne sont pas anodines. Cotations des entreprises, protection du consommateur, financement de l’économie, mise à disposition d’une statistique indépendante, contrôle de la dépense publique, lutte contre les trafics, préservation de l’environnement, aide au développement, lutte contre la fraude fiscale, le blanchiment et le terrorisme...
Les salariés des finances se lèvent chaque matin pour assurer ces missions essentielles à notre société. Pourtant aujourd’hui avec plus de 40 000 suppressions de postes à Bercy durant ces quinze dernière années, le malaise, le mal-être sont de mise. Bercy est au bord de la crise de nerf.
Les missions ne peuvent plus être assurées, les agents souffrent, ils sont maltraités mais pas résignés.
Ce 22 mars n’est qu’un coup de semonce. Il faut urgemment que le gouvernement accepte la discussion et la négociation avec les représentants des personnels et arrête de s’enfermer dans un comportement grégaire et brutal qui ne nous laisse d’autre choix que l’affrontement.