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  • Posté le 31 mai 2021 / 37 visites

Dette publique #3

Les milliers de milliards d’euros des banques centrales pour les services publics, pas pour les marchés financiers !

Ce qui pose problème avec la dette publique, c’est qu’elle nous place dans la dépendance des marchés financiers, qui ne connaissent que la rentabilisation des portefeuilles, et surtout pas le développement des services publics. On nous dit qu’il faudrait, soit en passer par leurs fourches Caudines, soit diminuer les dépenses publiques pour réduire la dette – ce qui est une autre façon de se soumettre aux critères de la finance capitaliste.
Or il y a une autre solution. Changer l’orientation des milliers de milliards d’euros créés par les banques centrales, ce serait faire d’une pierre deux coups : priver les marchés financiers de leurs munitions, et répondre aux exigences démocratiques d’un nouveau développement des services publics en France et dans toute l’Union européenne.

La dette nous place dans la dépendance des marchés financiers… mais on peut s’en affranchir !
On dit souvent que l’État s’endette aujourd’hui auprès des banques. En réalité, l’État ne s’adresse pas à des banques pour leur emprunter de l’argent. Il émet des titres – obligations, bons du trésor – sur les marchés financiers. Les banques en détiennent moins de 7 % et les plus gros souscripteurs sont les compagnies d’assurance comme Axa, les fonds de pension ou les gestionnaires de portefeuille multinationaux comme BlackRock qui gèrent les capitaux de grandes entreprises.
Tous ces financiers acceptent de placer leur argent dans des titres de la dette publique française à condition que la politique menée en France soit la plus favorable à la rentabilité du capital, c’est-à-dire qu’elle soit obsédée par la baisse du coût du travail et par la baisse des dépenses publiques : c’est la cause première des politiques d’austérité qui dévitalisent nos services publics depuis des décennies.
Ils le font aussi parce qu’ils savent qu’ils peuvent revendre leurs titres aux banques centrales.

Lire l’intégralité du document joint.

La CGT revendique un financement par la BCE de dépenses publiques répondant à des critères économiques, sociaux et écologiques, pour libérer les économies européennes de leur dépendance envers les marchés financiers.

Documents joints à l'article :