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  • Posté le 11 décembre 2020 / 38 visites

500 000 emplois pour le service public et les conditions de travail

Personne d’un tant soit peu honnête ne saurait le contester : cela fait de nombreuses années que la CGT dénonce les suppressions d’emplois dans la Fonction publique et réclame des effectifs supplémentaires dans un grand nombre de secteurs mis à mal par les politiques d’austérité successives.

Dans le cadre de la campagne 10% pour les agents de la fonction publique,
nous portons haut et fort notre exigence que soient créés, rapidement, les 500 000 emplois dont la Fonction publique hospitalière, la Fonction publique territoriale et celle de l’État ont absolument besoin.

Il faut donc d’urgence opérer une rupture avec les politiques successives de ces dernières années. Le nombre d’agentes et d’agents au service des citoyens doit être appréhendé au strict regard des besoins des missions à remplir et non plus comme une somme de crédits où il fait bon tailler pour soi-disant réduire la dette publique.
En tout temps et en tous lieux, l’usager doit bénéficier du meilleur service public possible , un service public à la hauteur des exigences d’aujourd’hui et de demain.
Au printemps, beaucoup de gens ont applaudi soir après soir l’engagement sans faille des personnels soignants. C’était juste et bien.

À présent, ce salut et cette reconnaissance doivent trouver à se concrétiser. Créer les emplois indispensables, c’est également améliorer les conditions de travail de toutes celles et ceux qui, au quotidien, se dévouent pour le bien-être de la population et pour le progrès social.

Abonder les effectifs, c’est faire reculer la fatigue extrême qui frappe tant de salarié·e·s de la Fonction publique, c’est combattre les nombreux burn-out et dépressions qui sévissent dans les services publics, c’est permettre aux agent·e·s d’avoir le temps de se former et de se ressourcer.

Alors oui, pour toutes ces raisons, la CGT estime que 500 000 emplois supplémentaires sont nécessaires dans les 3 versants de la Fonction publique. Hors militaires, cela correspond à une augmentation globale d’environ 10 %.

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