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  • Posté le 4 janvier 2022 / 35 visites

Compte-rendu de l’AG du 17 décembre 2021

A la fin de la deuxième année de la crise du COVID 19, l’AG de décembre de l’AGRAF, initialement prévue dans une grande salle, s’est en fait tenue dans une salle de formation, au risque de concentrer les présents à la réunion, s’est tenue en comité réduit : les représentants de l’association et deux représentant(e)s par OS admis en salle et le reste de l’assemblée en audioconférence, après un groupe de travail préparatoire en présentiel réduit et en audioconférence le 7 décembre.
L’année 2021 est plus que particulière, les circonstances ont eu pour conséquence la diminution du nombre de repas servis : au 31 octobre 2021, 856 810 au lieu des 929 584 au 31/10/2020, soit 50 % du chiffre d’affaires de l’année 2019.
Le télétravail impacte fortement la fréquentation des restaurants et rend aléatoire la prévision du nombre de repas à servir. Malgré le processus de réservation par internet, cela génère beaucoup de gaspillage alimentaire. Il y a des progrès à faire sur ce sujet.
Le taux de la vente à emporter s’est stabilisé autour de 10 % après avoir atteint à certains moments 20 % et même 50 % sur certains sites.
AGRAF a su s’adapter à ces circonstances difficiles, les équipes dans les restaurants, souvent en effectif réduit, se sont démenées pour fournir les repas dans les meilleures conditions possibles, pour assurer la sécurité sanitaire et recevoir les usagers malgré toutes les contraintes et le surcroît de travail.

  • BUDGET
    Le contexte a été difficile et sans le réajustement des subventions, AGRAF ne s’en serait pas sortie nous dit le président Curtenat.
    Actuellement, le niveau de subventions représente 65 % du chiffre d’affaires
    AGRAF est la seule association à tenir les objectifs de la loi EGALIM qui prévoit qu’une partie des achats (au moins 20 %) soit obligatoirement composée de produits bio, de qualité et/ou de production locale.
    AGRAF a prévu de fournir 35 % de produits EGALIM dont 20 % de produits bio (semoule, riz, pâtes, légumes secs sont déjà bio).
    On nous dit que cela a un coût mais une subvention de 800 000 euros avait été versée en 2020 par le secrétariat général, très attaché au respect de la loi EGALIM, pour faire face aux surcoûts dus à cette loi. La moitié de cette subvention a été utilisée et l’autre partie sera utilisée en 2022.
    Cette subvention sera-t-elle renouvelée par la suite ? Demandent les OS
    La direction répond qu’elle ne sait pas pour l’instant.
    Le « coût denrées » des repas s’élève à 3,70 € alors que l’objectif initial était de 3,04 € pour l’exercice 2021. La direction de l’AGRAF nous dit que beaucoup de produits alimentaires ont augmenté, que l’inflation concerne plusieurs produits de base et que cela provoque des difficultés d’approvisionnement. Dans certains marchés les coûts initiaux des contrats ne sont plus tenus. Ceci avec la crainte de difficultés des transports en termes de logistique comme de surcoût potentiel.
    Les représentant(e)s de la CGT s’étonnent de « coût denrées » variables selon les restaurants : la direction nous répond que ce coût peut varier en fonction de la gestion du restaurant, du type et du nombre de plats proposés.
    La direction signale également que la cuisine centrale a été abandonnée en 2021, désormais il n’y a plus de restaurant « satellite » où la nourriture était juste rechauffée. Actuellement, les plats sont cuisinés sur place et si la qualité est meilleure, cela coûte plus cher.
    Concernant les salaires, les OS ont constaté une hausse du compte de 118 000 euros par rapport à l’année précédente. Or il y a eu de nombreux départs dont des licenciements au sein de l’association : quelle serait donc la raison d’une telle augmentation ? La direction élude la question.
    Les OS ont demandé à avoir une version plus détaillée du compte « salaires et appointements » en particulier concernant les 10 plus gros salaires perçus à l’AGRAF.
    Certains membres de la direction, deux en particulier semble-t-il, ont bénéficié de primes conséquentes alors que l’ensemble des salariés n’a eu aucune augmentation. Le seul avantage consenti à l’ensemble des salarié(e)s a été une prime de 300 euros.
  • TARIF
    Les tarifs vont augmenter de 1 % en 2022, le prétexte avancé est la loi EGALIM qui provoquerait une hausse des coûts, mais on a constaté qu’une subvention globale de 1 090 000 euros était prévue pour faire face aux surcoûts liés à la loi EGALIM . Il reste 410 000 euros à utiliser en 2022.
    La direction de l’AGRAF met en avant des augmentations de prix importantes pour certains aliments de base mais aussi la volonté d’avoir fait le choix d’aliments de bonne qualité.
    La CGT est fermement opposée à cette hausse des tarifs uniforme.
  • TRAVAUX
    Les travaux de Saint Sulpice commenceront en avril 2022, la réouverture est prévue au printemps 2023.
    Une solution de remplacement a-t-elle été prévue pour les rationnaires ?
    Selon M.CURTENAT, la DGFIP n’a pas répondu aux propositions d’AGRAF pour envisager un système de restauration rapide nécessitant de disposer de locaux. Elle renâcle sur la mise à disposition de locaux, pas de convention en vue non plus. La solution envisagée, ce serait des tickets restaurant ! Vu les prix des produits alimentaires dans le quartier, c’est une solution pas du tout adaptée ! En plus il
    y a 450 agents environ sur le site, c’est scandaleux que la DGFIP ne se saisisse pas du problème, une fois de plus on se moque des personnels !
    Dans le budget « travaux », est prévu le réaménagement du « Croq Vauban » qui doit débuter début 2022.La cafétéria devrait rouvrir après plusieurs mois de travaux et pouvoir proposer des solutions de restauration « alternatives » froides ou chaudes de 8h à 16h.
    La possibilité d’ouvrir en remplacement une cafétéria éphémère dans le hall Colbert est à l’étude.
  • ÉVOLUTION DE L’OFFRE AGRAF
    La collaboration de l’AGRAF avec l’association « Street Food » continuera, cela consiste à faire venir ponctuellement des « food trucks » sur les sites de Bercy et « les Allées ». Les OS protestent mais M. CURTENAT répond que c’est une demande du secrétariat général pour diversifier l’offre et que cela ne coûte rien à AGRAF.
    La direction d’AGRAF insiste sur l’importance des nouvelles offres de restauration, la cafétéria Vauban proposera différentes sortes de produits à emporter.
    Concernant la tarification au plat et l’expérimentation qui en a été faite à Bercy : l’enquête de satisfaction,coûteuse et réalisée par un cabinet privé, qui a été faite a montré que 63 % des personnes interrogées n’apprécient pas cette offre qui a pour conséquence une hausse des tarifs.
    Cependant l’offre est maintenue car à cause du contexte, elle n’a pas pu durer plus de 3 mois en continu.
    Par contre, la tarification« au plat » initialement prévue au restaurant de Créteil (300 couverts environ) nouvellement repris par AGRAF, ne sera pas appliquée : la tarification au plateau s’appliquera, ce qui satisfait les représentants des usagers !
    NB : AGRAF a été sélectionnée pour fournir la restauration destinée aux délégations accompagnant la réunion des ministres des finances européens qui se tiendra à Bercy fin février 2022, pour un marché de 100 000 €.
    Il s’agira de fournir des buffets haut de gamme au personnel des délégations.
    Nous avons demandé si cela donnerait lieu à des recrutements supplémentaires, la DRH a répondu qu’on « se débrouillerait avec l’existant ».
  • BILAN SOCIAL
    Le climat social à AGRAF est de plus en plus désastreux. Les conditions de travail dans les restaurants continuent à se dégrader. Et même au siège, il y a un malaise général, plusieurs « burn-out » ont été recensés.
    Cela s’est traduit par une vague de départs dont des licenciements. Nous avons eu beaucoup de mal à en obtenir de la DRH le nombre exact : 5 départs volontaires et 8 licenciements en 2021.
    La directrice financière, licenciée dans des conditions opaques, est non remplacée à ce jour.
    Les gérants de restaurant qui ne sont pas partis sont à bout.
    A ce jour AGRAF doit recruter 20 personnes suite à cette véritable « hémorragie » de personnel.
    AGRAF est une association sous tutelle alimentée par des subventions et son objet est de fournir une restauration collective de qualité, elle est tenue également d’être exemplaire, de respecter ses personnels et d’avoir un management humain et respectueux. Actuellement ce n’est pas le cas :
    50 000 euros ont été depensés en indemnités de licenciement et primes de départ, c’est une dérive.
    AGRAF est une association, son « management » ne doit pas être celui d’une entreprise même si certains dirigeants sont issus de ce milieu, il est anormal que les salarié.es s’y sentent si mal et que celles et ceux qui sont à la tâche soit si déprimé.es
    Et ce ne sont pas les louanges et les remerciements psalmodiés par M. CURTENAT lors de l’AG qui peuvent contrebalancer cette triste réalité.
    Le discours tenu par la direction d’AGRAF sur le maintien de la masse salariale et l’omerta sur les augmentations des plus gros salaires de l’association ne nous rassurent pas.
    De plus les prévisions pour l’année 2022 qui prennent pour base une fréquentation qui s’élèverait à 68 % du chiffre de 2019 nous semblent bien ambitieuses voire irréalistes.

VOTES
Les représentants CGT, Corinne Greze-Daviet, Fabienne Janneau, Didier Laplagne, et Guy Viollin se sont abstenus pour le PV de L’AG de juin 2021 et ont voté contre les autres résolutions afin de marquer leur désapprobation face à une évolution qui ne leur convient pas .

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