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  • Posté le 3 mai 2022 / 31 visites

Plan Santé au travail pour la fonction publique

Comment élaborer une réelle politique de santé-travail en n’y consacrant aucun moyen ?

La Fonction publique se dote enfin d’un plan santé au travail. Ce plan, qui couvre les trois versants, était en discussion depuis 2018.

Le plan Santé au Travail 2022-2025 doit être mis en œuvre dès le 2ème trimestre 2022.

Son objectif : améliorer les conditions de travail des agents publics et mettre la prévention primaire au cœur des démarches de santé au travail.
Il comprend 5 priorités :

  • Développer le dialogue social et le pilotage de la santé et sécurité au travail
  • Prioriser la prévention primaire et développer la culture de prévention
  • Favoriser la qualité de vie et des conditions de travail
  • Prévenir la désinsertion professionnelle
  • Renforcer et améliorer le système d’acteurs de la prévention

Ce Plan Santé travail peut sembler ambitieux, à la lecture du préambule, cependant le contenu est très loin d’être à la hauteur des enjeux de santé et de prévention pour tous les agents publics.

Par contre, cela correspond bel et bien à un affichage d’une prise en compte des agents publics, de leur santé et de sa prévention pour la fin de mandature de ce gouvernement.

Il est à noter qu’aucun moyen n’est dédié à la mise en œuvre de ce plan.

Il s’agit surtout d’une succession de guides, kits et, au mieux, formations pour un certain nombre d’agents.

Ce plan arrive dans un contexte que tous.tes les agent.es connaissent : suppression des CHSCT et difficultés prévisibles dans l’installation des formations spécialisées sensées s’y substituer, recul de la représentation des personnels, politiques publiques qui maltraitent les agents autant par le manque de moyens que par le contenu des réformes qui font perdre le sens de l’activité et par les principes de management qui y sont associés.

Si ce qui est inscrit dans ce plan doit bien être mis en œuvre, il n’est pas possible d’accepter une politique fondée sur les réformes et restructurations imposées aux personnels, les suppressions d’emplois, le développement de l’emploi contractuel précaire et la smicardisation d’un nombre toujours plus grand d’agents publics.